Sondage : les Québécois et les Canadiens ne voient pas l'avenir avec les mêmes lunettes
Vendredi, 07 Mai 2010 13:09
Un sondage, paru ce matin dans le Devoir, nous révèle que, 20 ans après l'échec de Meech, le Québec et le ROC forment 2 grandes solitudes. Mais encore me direz-vous? Est-ce vraiment une nouvelle?
Il reste quand même que les élites fédéralistes, M. Charest en tête, tentent de minimiser cette "distance" qui sépare ces 2 peuples qui n'ont jamais choisi de vivre ensemble. Le splendide effort de propagande canadienne déployé durant les fêtes du 400ème de Québec en était un bon exemple. Nos médias fédéralistes, eux, préfèrent rappeler à quel point la souveraineté n'a plus la côte.
On nous rappelle rarement à quel point le Canada est un cul de sac pour le Québec. Dans ce sens, ce sondage a la très grande utilité de rappeler tout le monde à l'ordre en leur disant que, « by the way », rien n'est réglé en ce qui a trait à la place du Québec dans le Canada.
Pour preuve :
83% des Canadiens sont contre la reconnaissance du Québec comme nation dans la constitution. On savait que venant de Harper c'était de la frime, mais de se le faire dire par 83% des Canadiens... ça le mérite d'être clair.
69% sont contre l'octroi de pouvoir supplémentaires au Québec afin qu'il protège sa langue et sa culture. Une chance qu'on ne leur a pas demandé « pour ou contre la loi 101 ».
84% des Canadiens sont contre l'idée de donner plus de pouvoir au Québec sur son territoire. Comme position de négociations, ça donne autant de marge de manœuvre qu'un compte complet en neuvième manche.
70% croit que le Québec n'a pas le droit de se séparer, 38% des Québécois le croit aussi! Sans vouloir être pédant, là franchement, un petit cours de politique 101 s'impose.
89% des Canadiens croient qu'il revient à Ottawa de fixer la majorité requise lors d'un référendum. C'est Stéphane Dion qui doit être vraiment content.
87% sont d'avis que c'est Ottawa qui devrait avoir le droit de formuler la question. J'imagine le genre de question : Désirez-vous quittez le plus beau pays du monde, afin de vous endetter davantage et de ne plus avoir le droit d'appeler votre équipe de hockey « les Canadiens »?
Mais la statistique la plus alarmante selon moi est celle-ci
78% des Québécois croient que le fédéralisme est réformable. Increvables ces Gaulois...
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Les dangers du "buzz" en politique 2.0
Mercredi, 16 Décembre 2009 11:42
Plusieurs blogueurs ont relevé le manque d'intérêt (ou de compétences) chez les partis politiques quand vient le temps d'utiliser les nouvelles technologies de l'information.
Les joyeux lurons de l'Action discrète ont imaginé la journée d'un ministre qui n'écouterait que ses stratèges 2.0 à la recherche du "buzz " continuel. C'est drôle, mais ça donne à réfléchir...
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Une coalition pour l'histoire
Lundi, 07 Décembre 2009 09:36
J'ai longtemps pesté contre l'enseignement de l'histoire que j'ai reçu au secondaire. Il m'a fallu complété avec des cours optionnels au Cégep et à l'université pour avoir un semblant de connaissance historique. Alors, quand je vois une nouvelle concernant une coalition demandant qu'on révise l'enseignement de l'histoire, je ne peux que vous inviter à les supporter et à signer leur pétition.
Voici leur communiqué:
La coalition demande une révision en profondeur des contenus de programme en histoire
La Coalition a procédé au lancement de sa pétition et au dévoilement de son site Internet au siège social de la SSJB de la Mauricie le 2 décembre 2009 à Trois-Rivières. À cette occasion, Yves St-Pierre, président de la Société-Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie, a demandé à la ministre de l’Éducation « une révision en profondeur du contenu des programmes d’histoire ». Selon lui, « le contenu actuel vise à faire la promotion du multiculturalisme au détriment de l’histoire du Québec. Il faut savoir d’où l’on vient pour comprendre où l’on va ! »
Laurent Lamontagne, président de la Société des professeurs d’histoire du Québec a expliqué « qu’un redressement est urgent et propose des améliorations pour tous les niveaux d’enseignement, notamment que les élèves de la 3e année à la 5e année du primaire reçoivent 100 heures prescrites d’enseignement de l’histoire et que tous les finissants du niveau collégial soient en mesure de reconnaître les fondements historiques du Québec contemporain. »
Robert Comeau, directeur du Bulletin d’histoire politique, Josianne Lavallée, de la Société historique de Montréal et Mario Beaulieu, de la SSJB de Montréal ont plaidé pour que soit créée une 5ième section à l’Institut national de recherche scientifique (INRS) consacrée à l’histoire politique, et que la politique d’évaluation du Ministère soit révisée afin que les enseignants du primaire et du secondaire puissent évaluer les connaissances acquises de leurs élèves de façon spécifique, au même titre que les compétences.
de Sarko à Pinochio
Mardi, 10 Novembre 2009 15:04
Mentir ce n'est pas bien beau. Le faire devant des dizaines de milliers de personnes et à la télévision, c'est pas bien intelligent!Pris en flagrant délit d'invention de faits historiques sur Internet, Nicolas Sarkozy goute à la médecine de l'intelligence collective ainsi qu'à son humour...
Les titres sont évocateurs:
- La Toile démolit le récit de Sarkozy sur la chute du Mur
- Sarkozy: le mensonge de Berlin
- Où étiez-vous, M. Sarkozy ?
- Nicolas Sarkozy était bien à Pékin le 5 juin 1989. C'est lui qui a arrêté les chars Place Tian'anmen
- Chute du Mur : la bande à Sarko se prend les pieds dans le tapis
- 1989 - chute du mur de Berlin , 2009 - chute de Sarko dans le ridicule
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Kiva faire un microcrédit
Mardi, 03 Novembre 2009 14:00
Changer le monde, un microcrédit à la fois. C'est l'objectif de l'organisation Kiva.org. Cette organisation permet à des individus et des entrepreneurs de partout dans le monde d'entrer en contact dans le but de combattre la pauvreté par l'entrepreneuriat. 4 ans après le premier prêt, l'organisme annonce que des individus comme vous et moi ont prêté plus de 100 millions jusqu'à maintenant.
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| Jessica Jackley, cofondatrice de Kiva |
Lors d'un voyage en Afrique, Matt Flannery et Jessica Jackley, constatent comment des entreprises de microcrédit peuvent, en prêtant seulement 100 $, faire une différence pour un entrepreneur et sa famille. De retour chez eux, ils se demandent comment ils pourraient eux-mêmes faire des microcrédits et inviter leurs amis à faire de même.
La tâche n'est pas mince. Comment trouver des entrepreneurs sérieux dans les pays du tiers-monde? Comment s'assurer du remboursement d'un prêt quand on est à des milliers de kilomètres? Suite à une année intense à chercher conseils auprès des experts de la microfinance, des économistes, des experts en technologies web et des avocats, ils mettent sur pied Kiva.org et invitent les gens à prêter un total de 3 500 $ à 7 entrepreneurs ougandais. Parmi eux se trouvaient, des éleveurs, des pêcheurs et des restaurateurs. En 6 mois, les prêts étaient tous remboursés. 4 ans plus tard, 1 prêt est effectué toutes les 15 secondes.
L'organisme s'est associé à des institutions spécialisées dans le microcrédit de dizaines de pays afin de sélectionner des entrepreneurs solvables ayant des projets réalistes. Les prêts peuvent servir au démarrage de petites entreprises en construction (350 $) à la construction d'épicerie pour un village (2500 $). Une fois son projet publié sur le site de Kiva, un entrepreneur peut s'attendre à rassembler les fonds nécessaires à son projet en moins de 4 jours!
On peut prêter aussi peu que 25 $. Grâce à l'outil de réseau social, on peut même constituer un groupe d'amis pour investir dans une petite entreprise. Une fois le prêt remboursé, on peut le réinvestir dans d'autres projets. Peut-on faire un profit en prêtant ainsi? Non, les prêts effectués sont à 0 % d'intérêt et le taux de remboursement est de 97,88 %. Par contre, pour ceux qui croient que la valeur d'un investissement ne se mesure pas seulement en argent sonnant, il pourrait s’agir d'une affaire en or...
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